Les Guérin du Cayla

Naissance d'une dynastie
Les armes des Guérin, leur devise
Généalogie des Guérin
Maurice de Guérin
Eugénie de Guérin

Les principales dates à retenir (en cours)

L'origine des Guérin.


Les Guérin du Cayla sont originaires du Rouergue où ils possèdent les terres d’Ols et de Rinhodes, entre Villefranche-de-Rouergue et Cajarc.


Au XVI° siècle, Pierre et Jean de Guérin, fils cadets de Jean de Guérin et Catherine de Balaguier, choisissent le métier des armes et viennent combattre les routiers qui parcourent la région et la pillent. Ils ont tout juste 20 ans. Jean défend la vallée de la Haute-Vère alors que Pierre, sur ordre du roi, tient garnison à Puycelsi.


Leur comportement courageux leur permet de conclure des mariages avec des filles nobles de la région. Jean obtient de Michel, seigneur de Lapeyre près Cahuzac, la main de sa fille qui apporte en dot le Cayla. Pierre épouse Isabeau de Lavalette qui lui apporte la seigneurie de Laval près de Puycelsi. Pierre guerroya toute sa vie et mourut au combat en 1578. Son fils Jean participe du côté des catholiques aux guerres de religions. Il sert sous les ordres de ses oncles Guillaume et Antoine de Lapeyre qui commandent Puycelsi pour le maréchal de Joyeuse. Il vient assiéger le fort d’Andillac tenu par les protestants. Son oncle Jean meurt sans enfant en 1582 et lui lègue le Cayla. Jean vient s’y installer et épouse sa cousine Jeanne de Lapeyre. D’hommes de guerre, les Guérin deviennent gentilhommes terriens.

 


Les armes des Guérin
, leur devise.

Éric Lugin, qui fut l'un des directeurs de L'Amitié Gérinienne, écrivait dans son n° 2 - Avril-juin 1970 :

Les armes des Guérin sont de geules à six besants d'argent, trois, deux et un, au chef d'azur.

Un tableau généalogique de la fin du XVIIIe siècle, qu'Émile Barthés a reproduit dans Eugénie de Guérin, tome I, pp 2-3, les présente brochant sur huit blasons d'alliances et accompagés de cette devise en latin :

OMNI EXCEPTIONE MAJORES.

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Barbey d'Aurevilly a traduit la devise des Guérin par les mots : "Sans parangon", ce qui signifierait que les seigneurs du Cayla considéraient qu'ils ne ressemblaient ou ne se comparaient à personne.

Selon Éric Lugin et quelques autres guériniens, dont le chanoine Barthe et le Père Damien, cette traduction "n'était pas satisfaisante : la devise des Guérin va plus loin. Mais nulle de nos tentatives d'explications ne nous satisfit davantage..."

Après avoir consulté divers spécialistes en matière d'héraldisme ou en latin du moyen âge et du latin mérovingien,

"la devise des Guérin doit se traduire : LES PLUS GRANDS SANS EXCEPTION.
Il faut entendre par là que les Guérin se considéraient comme au-dessus de toute exception, et y voir une allusion probable à leur famille, à leurs armes et surtout aux écus d'alliances.

Cette traduction ainsi que son interprétation emportèrent leur conviction. Il semble qu'elles n'aient pas été remises en cause depuis lors.