Maurice de Guérin

(4 août 1810 - 19 juillet 1839)

 

EugenieIl vit loin du Cayla qu’il quitte dès l’âge de 12 ans pour entrer au petit séminaire de l’Esquilé à Toulouse puis au collège Stanislas de Paris. Il ne revient que de loin en loin au Cayla : en 1829 après cinq années d’absence, lors de la révolution de 1830 ou de l’épidémie de choléra de 1832, ou pour mourir en 1839

Maurice est un enfant du XIXe siècle à l’âme tourmentée, à la recherche de lui-même. Il est marqué par son séjour à la Chênaie, chez Lammenais (1832) qui l’amène à se remettre en question. Il souffre toujours du manque de ressources de sa famille et doit donner des répétitions de grec et de latin à Paris pour vivre une existence modeste.

Il connaît quelques temps la vie de dandy à laquelle Barbey d’Aurévilly, son condisciple de Stanislas, l’a initié. C’est Barbey qui encourage Maurice à épouser Caroline de Gervain, une jeune créole, pour asseoir sa condition. Ils seront mariés seulement quelques mois avant la mort de Maurice le 16 juillet 1839.

Maurice de Guérin est l’auteur d’œuvres majeures de la littérature française. Les poèmes en prose du Centaure et de la Bacchante comptent parmi les plus beaux de notre langue : fluidité, harmonie alliées à une vision antique étonnante. Le Cahier vert, journal intime dans lequel Maurice livre ses impressions et ses sentiments, de manière irrégulière, n’est pas sans rappeler le René de Chateaubriand.