Eugénie de Guérin

(29 janvier 1805 - 31 mai 1848)

Née le 29 janvier 1805, elle a 14 ans à la mort de sa mère. Elle va se dévouer sans compter pour sa famille et se substituer à la mère disparue.

Elle prend en charge son jeune frère Maurice et tout au long de sa vie voudra le guider au plan matériel et spirituel.

Eugénie est une âme sensible, pénétrée d’une forte spiritualité, qui a besoin du calme du Cayla pour s’épanouir ; d’ailleurs elle y passe l’essentiel de sa vie. Autodidacte, c’est par ses nombreuses lectures et ses correspondances qu’elle va acquérir un style souple, imagé, qui n’ignore pas l’ironie. Les lettres adressées à sa famille, à ses amis en particulier à Louise de Bayne, ou à Maurice, le Journal écrit à l’intention de son frère, dévoilent une Eugénie à l’écoute du monde qui l’entoure. Elle sait être attentive aux autres, faire la part des choses. Elle s’inquiète pour Maurice et son avenir. Elle est dépitée lorsqu’il renonce à la prêtrise car elle se voyait très bien tenir son presbytère. Eugénie l’encourage dans son œuvre littéraire et ne doute jamais de son talent.

Elle est véritablement crucifiée à sa mort. Elle s’interroge sans cesse sur sa vocation religieuse mais ne se résout jamais à abandonner sa famille. Son Journal est une mine de renseignements sur la vie d’une famille campagnarde de petite noblesse au XIXe s. Elle y narre les mille et une choses simples de la vie et ses inquiétudes spirituelles. Le Cayla, son cher Cayla, en est toujours l’image centrale.