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Il y a de par le monde un nombre – que nous croyons important – d’« Amis de Maurice et d’Eugénie de Guérin ». Société spirituelle et invisible, dont les membres s’ignorent les uns les autres, l’Amitié guérinienne aspire à se donner un corps. Depuis longtemps déjà, quelques-uns d’entre nous songent à créer un Bulletin des Amis des Guérin. Ne croyez-vous pas que l’heure en soit venue ?

Extrait du prospectus qui lance la revue L'Amitié guérinienne

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Journée guérinienne

15 juillet 2018

Andillac, château-musée du Cayla

 

10h30                  Messe en l’église d’Andillac, célébrée par le père Heudré (avec le concours de la chorale de Cahuzac-sur-Vère)

12h30                  Déjeuner à l’ombre des buis

14h30                  Conférence par Emmanuelle Tabet, chargée de recherche au CNRS :

« L'écriture de l'expérience spirituelle dans le Journal d'Eugénie de Guérin »

16h30                  Vin d’honneur offert par l’Établissement public du château-musée du Cayla

17h00                  Assemblée générale des Amis des Guérin

 

Inscription au déjeuner (28 €)

Par l’intermédiaire du site

Par courrier postal :

Château de Mayragues

81 140 Castelnau de Montimiral

Par téléphone :

 05 63 33 94 08

 

Emmanuelle Tabet est chargée de recherche au CNRS. Elle est spécialiste de Chateaubriand (Chateaubriand et le XVIIe siècle. Mémoire et création littéraire, Paris, Honoré Champion, 2002) et travaille actuellement sur le journal intime. Son édition de l’essai de Ballanche Du sentiment considéré dans ses rapports avec la littérature et les arts doit paraître prochainement aux Éditions Garnier.

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Dans les librairies début juillet, en vente au Cayla pour la journée guérinienne

(peut être commandé à tout moment auprès des Amis des Guérin) :

couverture biographie 

Maurice de Guérin, biographie de Marie-Catherine Huet-Brichard

(Pierre-Guillaume de Roux, 22 €)

 

Il n’a pas même vécu vingt-neuf ans.

Sa famille le désirait prêtre, il se rêva poète. Sa sœur Eugénie le couva d’une tendresse exigeante et inquiète. Il crut pouvoir trouver un asile dans la communauté de Félicité de Lamennais à La Chênaie. Il tenta d’entrer dans le journalisme sous l’égide d’Hippolyte de La Morvonnais et de son cercle d’amis catholiques et bretons. Il se fit dandy et sceptique sous la tutelle de Jules Barbey d’Aurevilly, celui qui le surnomma Somegod, « le quelque dieu ».

Le « tyran » de son imagination fut « le mot de vie ». Il écrivit ses ivresses et son mal-être dans son Cahier vert et dans des poèmes d’une étrange beauté.

George Sand lui apporta une renommée posthume.

Qui fut donc Maurice de Guérin, né en 1810, la même année qu’Alfred de Musset ?

Quel homme se cache derrière les textes rares et précieux qui nous sont demeurés : un fils insoumis, un frère impatient, un ami passionné, un amant insatisfait, un mari indifférent, un poète secret tué moins par la phtisie que par un idéal exigeant ?

Marie-Catherine Huet-Brichard est professeur émérite de littérature française du XIXe siècle à l’Université Toulouse-Jean Jaurès.