Lettres guériniennes

Vous trouverez ci-dessous un florilège de lettres d'Eugénie ou de Maurice de Guérin.


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n° 23 -- « C'est une triste chose que le moment où l'on monte en voiture  » - Maurice de Guérin à son père, 15 novembre 1830
n° 22 -  « Vous me demandez ce que je fais » - Eugénie de Guérin à Louise de Bayne, 10 octobre 1830
n° 21 - - « Le présent est gros de sottises » Eugénie de Guérin à Louise de Bayne, 17 septembre 1830
n° 20 - - « Pour moi, je suis presque folle de voir ces événements» - Louise de Bayne à Eugénie de Guérin, 25 août 1830
n° 19 -  - « Tout est perdu s'il faut en croire les bruits qui circulent ici» - Eugénie de Guérin à Louise de Bayne, 4 août 1830
n° 18 – - « Cette monotonie me rend insupportable » - Louise de Bayne à Eugénie de Guérin,  2 mars 1830.
n° 17 – - « Je suis sûre de mon cœur, il ne m'a jamais trompée » - Louise de Bayne à Eugénie de Guérin,  février 1830.
n° 16 – - « Le cœur a besoin de la plume ». - Eugénie de Guérin à Louise de Bayne, 1er février 1830 – Réponse de Louise, 7  février 1830..
n° 15 -  - «M’entretenir de ce que j’aimais avec ceux que j’aime» - 22 Janvier 1830 - Maurice de Guérin à sa soeur Eugénie.
n° 14 – -  « Jamais le temps ne m'a paru aussi long» - 15 Janvier 1830 - Eugénie de Guérin à son père.
n° 13 –  -  « Un frère est un ami donné par la nature» -  5 janvier 1830Maurice de Guérin à son frère Érembert.
n° 12 –  -  « Sous l’égide de l’amitié » - 28 décembre 1833Maurice de Guérin à Paul Quemper. 

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La Journée guérinienne

GroupeJG

Dimanche 19 juillet 2015

Programme de la journée du 19 juillet 2015

10 h 30   Messe en l'église d'Andillac, célébrée par le Père Bernard HEUDRÉ, avec le concours de la chorale "Chante Vère".
12 h    Assemblée générale des "Amis des Guérin".
13 h 00   Déjeuner à l'ombre des allées de buis.
15 h 30

"Disjecta membra poetae - Maurice et Eugénie de Guérin dans l'œuvre de Jules Barbey d'Aurevilly".

Conférence par Mme Mathilde BERTRAND(1) Maître de conférences à l’Université de Paris III- Sorbonne nouvelle.

Voir ci-dessous la présentation de la conférence.

17 h 00   Vin d'honneur offert par   l'Établissement public du Château-musée du Cayla.

« Disjecta membra poetae – Maurice et Eugénie de Guérin dans l’œuvre de Jules Barbey d’Aurevilly ».

      À propos de sa « Niobé », poème en prose d’inspiration antique, sur le modèle du Centaure et de la Bacchante de Maurice de Guérin, Jules Barbey d’Aurevilly fait à son ami Trebutien cette confidence singulière : « On dirait, – si je ne me trompe, – ce morceau-là traduit de quelque poëte inconnu. Et de fait, il y a dans le diable de fouillis qui est ma nature, dans ce buisson ardent de facultés entrecroisées, il y a couché quelque part, un poëte inconnu et c’est des œuvres de ce poëte caché, que ceci a été traduit dans la furie ou la Rêverie d’un moment. Voilà la meilleure explication à donner peut-être de cette strange thing qu’un Académicien ne saurait classer ».
     Le «  poëte inconnu », qui gît « caché » et « couché » dans les tréfonds du génie aurevillien, comme un terreau fertile où il puise son inspiration, pourrait bien être le défunt Maurice de Guérin, fantôme chéri qui ne hante pas seulement les lettres à Trebutien, mais qui habite aussi, avec sa sœur Eugénie, les nouvelles et les romans de Barbey d’Aurevilly, qu’ils teintent d’une essentielle mélancolie. Epistolaire, critique, poétique et romanesque, l’oeuvre de Barbey, dans sa totalité, peut se lire comme un Tombeau du poète et de la poésie, dont Maurice et Eugénie figurent, pour l’ami qui les a aimés, l’émouvante allégorie. De la dévotion à la dévoration, du fraternel hommage à la criminelle captation d’héritage, il s’agira d’interroger un « mythe personnel » et des « métaphores obsédantes » qui affleurent à tous moments sous la plume de Barbey, révélant un drame intime fantasmatique dont l’enjeu est d’ordre esthétique : bien aimés, mais malmenés, membra disjecta poetae, Maurice et Eugénie incarnent le sort de la poésie dans un siècle endeuillé, livré à la prose de la modernité.
(1) - Mathilde Bertrand est maître de conférences à l’Université Paris 3. Elle a publié Pour un tombeau du poète. Prose et poésie dans l’œuvre de Jules Barbey d’Aurevilly, aux éditions Classiques Garnier, et établi le texte du Traité de la Princesse ou la Princesse maltraitée de Jules Barbey d’Aurevilly, aux éditions du Sandre.

Accès libre à la conférence.

 

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